Le mouvement des Gilets Jaunes est un mouvement de révolution né en France à la fin du mois d’octobre et accompli en novembre 2018.

Le nom du mouvement vient des gilets jaunes à haute visibilité portés par ses manifestants.  Le mouvement est né d’une contestation portant sur la hausse des prix de l’essence, provoquée par une hausse de la taxe sur les produits pétroliers. Le fait que cette hausse ne soit pas liée à celle du prix du baril mais à un surplus de taxes par l’État Français a favorisé la gronde populaire. Le mouvement de contestation s’est rapidement élargi aux questions de pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires.

Histoire du mouvement

La cause de cette grogne est d’abord due à une hausse du prix du carburant. Cette hausse est décidée dès 2014 avec la mise en place de la Taxe Carbone votée sous le gouvernement Hollande. En 2018, le nouveau gouvernement prévoit de multiplier par trois cette taxe en cinq ans. Mais le mécontentement ne se limite pas à l’essence, il est généralement imputé au faible pouvoir d’achat des Français, en particulier en zone rurale.

Alors qu’habituellement, les manifestations naissent et s’organisent autour de syndicats, le mouvement des Gilets Jaunes voit le jour sur plusieurs réseaux sociaux courant octobre 2018. La première apparition du mouvement provient d’une pétition en ligne, où une automobiliste en colère demande une baisse des prix de l’essence à la pompe. Des anonymes se font son relai sur les réseaux sociaux, des groupes Facebook naissent, des vidéos Youtube sont mises en ligne, où des gens aux métiers divers manifestent leur mécontentement.

C’est un routier qui, le premier, émet l’idée de bloquer les routes et le périphériques parisien le 17 novembre 2018. La parole est relayée par des particuliers sur les réseaux sociaux.

Samedi 17 novembre 

Les manifestations commencent à naître dès le 9 novembre, avant de s’étendre à toute la France dans la journée du 17.

Ce samedi 17 novembre, les mouvements commencent très tôt, dès 9h30. Des blocages ont lieu dans toute la France : on compte 2034 sites de manifestation. Plus de 100 000 manifestants ont bloqué les routes sur tout le territoire, et ce chiffre connaît son pic à 17 heures, où l’on a compté 287 710 Gilets Jaunes. Pour la seule journée de samedi, on déplore 1 mort, 409 blessés, 117 interpellations et 73 gardes à vues.

Après le 17 novembre, le mouvement continue dans plusieurs endroits du territoire et sur internet. Les incidents lors de la semaine du 19 novembre ont surtout eu lieu sur l’île de la Réunion. On y compte plus de 600 interpellations, 500 gardes à vues. Face aux débordements, le président Macron a instauré un couvre feu dans quatorze ville de l’île du 20 au 24 novembre, de 21 heures à 6 heures, et prévoit de mobiliser l’armée pour maintenir l’ordre.

Catégories : Histoire

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