On a beaucoup parlé des Gilets Jaunes aux Champs Élysées, et moins d’autres endroits à Paris.
Pourtant, tout le huitième arrondissement a été pris d’assaut, et notamment la place de la Madeleine. Récit.

Au fur et à mesure qu’on approche, la population change. De plus en plus de passants ont des foulards sur la bouche, le nez, et parfois sur les yeux. Et pour cause : une mauvaise odeur de pneus brûlés, de plastique brûlé, de fumigènes accroche les narines et les yeux. Ici et là, sur la route, de petits incendies, plus ou moins éteints.

 

On continue, l’écharpe sur le nez. Et au loin, on la voit, l’immense colonne de fumée où se massent les militants.

 

Dans un périmètre de deux cents mètres autour de la place, l’air est irrespirable. Des CRS bloquent certaines rues adjacentes, mais ils sont peu, étrangement, il y a surtout des militants, reconnaissables à leurs gilets. Tout l’après-midi, les affrontements verbaux éclatent, la colère des Gilets Jaunes et les feux sont ravivés place de la Madeleine.

Catégories : Histoire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.